La Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a ouvert, le lundi 31 août 2026, à l’Hôtel Les Merveilles de Kpalimé, un atelier de validation des outils pédagogiques portant sur l’éducation à l’intégrité dans l’enseignement supérieur. Les travaux, qui se poursuivent jusqu’au 4 septembre, ont été officiellement ouverts sous la présidence du ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Prof. Gado TCHANGBEDJI, en présence notamment du président de la HAPLUCIA, M. Kimelabalou ABA, et du gouverneur de la région des Plateaux, le Général de brigade Dadja MAGANAWE.



Au total, neuf (9) outils pédagogiques sont soumis à la validation des responsables pédagogiques des institutions d’enseignement supérieur publiques et privées : six manuels destinés au parcours de Licence, dont trois à l’usage des enseignants et trois à celui des étudiants, deux manuels de cours pour le parcours de Master et un document de séminaire doctoral.
Souhaitant la bienvenue aux participants, le Gouverneur de la région des Plateaux s’est réjoui du choix de la ville de Kpalimé pour abriter cet important atelier avant de leur souhaiter un excellent séjour de travail dans sa région.
Dans son intervention, le président de la HAPLUCIA a souligné que l’enjeu de cette démarche dépasse la simple validation de documents pédagogiques. Il s’agit de faire du système éducatif un levier de transformation des comportements et de construction d’une société fondée sur l’intégrité, la responsabilité, la probité, le respect de la chose publique et le sens du bien commun.
Enfin, il a invité les participants à faire preuve d’exigence scientifique, pédagogique et patriotique afin de doter le système éducatif d’outils pertinents et adaptés aux réalités nationales.
Dans son discours d’ouverture, le ministre délégué a rendu un hommage appuyé à S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil, pour sa vision et son leadership éclairé dans la conduite des réformes structurelles ambitieuses, parmi lesquelles s’inscrit cette initiative en faveur de l’éducation à l’intégrité.
Le Prof. Gado TCHANGBEDJI a rappelé que la lutte contre la corruption ne peut reposer uniquement sur les mécanismes de contrôle, de sanction et de répression. Elle passe également par la prévention, l’éducation, la promotion de la citoyenneté et le développement d’une conscience éthique. À cet effet, il a préconisé une pédagogie fondée notamment sur les études de cas, les débats, les mises en situation et l’analyse des dilemmes éthiques. Cette approche doit permettre aux étudiants d’identifier les situations à risque, d’en mesurer les conséquences et de développer les réflexes professionnels nécessaires pour résister aux pratiques contraires à l’éthique.
Il a également insisté sur la nécessité de faire de l’intégrité une réalité au sein même des établissements d’enseignement supérieur, estimant qu’il serait paradoxal d’enseigner l’intégrité sans veiller à l’exemplarité des pratiques institutionnelles.
À travers cette initiative, l’État togolais réaffirme sa volonté de faire de l’intégrité une composante essentielle de la formation des futurs professionnels et citoyens et de renforcer, à travers l’éducation, les fondements d’une culture durable de probité et de responsabilité.


